La polygraphie ventilatoire
Un boîtier de la taille d'un téléphone et quatre capteurs : une canule sous le nez pour le débit d'air, deux ceintures pour les mouvements de la poitrine et du ventre, une pince au doigt pour l'oxygène et le pouls, un micro pour le ronflement. L'appareil enregistre aussi votre position. Vous dormez chez vous, dans votre lit ; vous rapportez l'appareil le lendemain.
Elle compte les apnées, les arrêts complets, et les hypopnées, les ralentissements, par heure d'enregistrement ; elle mesure les baisses d'oxygène qui les accompagnent, et dit si c'est pire sur le dos. C'est l'examen de première intention quand les signes sont nets : ronflement, pauses, somnolence, sans autre trouble du sommeil. Dans la plupart des cas, elle suffit à décider.
Elle est pratiquée au cabinet selon les règles de la Société française de recherche et médecine du sommeil : appareil posé par le médecin ou son équipe, tracé relu visuellement par le médecin, jamais par le logiciel seul, compte rendu structuré, orientation vers un examen complet quand il le faut. Le déroulement, étape par étape.
La polysomnographie
Elle enregistre tout ce que mesure la polygraphie, et en plus le sommeil lui-même : l'activité du cerveau, les mouvements des yeux, le tonus des muscles, qui permettent de dire à quel moment vous dormez, dans quel stade, et quand vous vous réveillez. Elle enregistre aussi les mouvements des jambes et le rythme du cœur en continu.
Elle se fait le plus souvent dans un laboratoire du sommeil, à l'hôpital ou en clinique, avec une nuit sur place et une surveillance par un technicien. Elle existe aussi en version ambulatoire, posée au laboratoire et dormie à la maison.
Quand l'une suffit, quand il faut l'autre
- La polygraphie suffit quand l'apnée est fortement suspectée chez un adulte sans autre trouble du sommeil : c'est le cas le plus fréquent.
- Il faut la polysomnographie quand la polygraphie est normale ou peu parlante alors que les signes sont forts ; quand on suspecte autre chose, ou en plus : insomnie importante, jambes sans repos, narcolepsie, comportements anormaux pendant le sommeil ; quand la polygraphie n'a pas pu être lue, à cause d'un capteur décollé ou d'une nuit trop courte ; chez l'enfant ; et pour certains contrôles de traitement.
Une polygraphie « négative » ne veut donc pas toujours dire « pas d'apnée ». Elle compte les événements par heure d'enregistrement, pas par heure de sommeil : si vous avez peu dormi, elle sous-estime. Le médecin le sait, et c'est pour cela qu'il la relit avec vos symptômes, pas seulement avec le chiffre.
En pratique à La Réunion
La polygraphie se fait au cabinet, avec un délai court. La polysomnographie se fait dans un centre du sommeil, vers lequel le cabinet vous adresse, avec un délai plus long. à confirmer : centres et délais habituels. Les deux examens sont des actes médicaux pris en charge par l'Assurance maladie, sur prescription. validation médicale nécessaire
Ce que fait le cabinet. Le Dr Kourech Ahmadalli reçoit à Sainte-Clotilde, pose l'indication et réalise la polygraphie ventilatoire à domicile. Il travaille avec des pneumologues, des ORL et des dentistes formés à l'orthèse pour la suite. Prendre rendez-vous.