- Canule nasale deux petits embouts sous le nez mesurent le débit d'air
- Ceinture thoracique les mouvements de la poitrine
- Ceinture abdominale les mouvements du ventre : ensemble, elles disent si vous essayez de respirer
- Pince au doigt l'oxygène dans le sang et le pouls
- Micro le ronflement ; le boîtier enregistre aussi votre position
Ce que mesure l'examen
La polygraphie ventilatoire enregistre votre respiration pendant le sommeil. Elle compte deux choses : les apnées, où l'air ne passe plus pendant au moins dix secondes, et les hypopnées, où il passe mal, avec une baisse d'oxygène ou un micro-réveil. Elle dit aussi si la poitrine et le ventre continuent de faire l'effort de respirer pendant l'arrêt : c'est ce qui distingue l'apnée obstructive, la plus fréquente, de l'apnée dite centrale.
Elle n'enregistre pas le sommeil lui-même : ni les stades, ni les rêves. Pour cela, il faut une polysomnographie. Quand l'apnée est fortement suspectée, la polygraphie suffit dans la grande majorité des cas ; c'est l'examen recommandé en première intention. Polygraphie ou polysomnographie : la différence.
Avant : la consultation
L'examen se prescrit après une consultation. Le médecin fait le point sur vos nuits, votre fatigue, vos traitements, votre tension, votre poids, votre tour de cou. Il vous fait remplir l'échelle de somnolence d'Epworth, examine la gorge et le nez. S'il pense à autre chose qu'une apnée, insomnie, jambes sans repos, somnolence d'une autre cause, il le dit, et l'examen n'est pas forcément le bon.
La pose des capteurs
- Une canule sous le nez, comme une petite lunette à oxygène, mesure le débit d'air.
- Deux ceintures souples, sur la poitrine et sur le ventre, enregistrent les mouvements respiratoires.
- Une pince au doigt mesure l'oxygène du sang et le pouls.
- Le boîtier, fixé sur la poitrine, enregistre le ronflement et la position : sur le dos, sur le côté.
Rien ne fait mal, rien ne pique. La pose se fait au cabinet : on vous montre comment tout replacer si un capteur bouge, et vous rentrez dormir chez vous.
La nuit
- Couchez-vous à votre heure habituelle. Le but est d'enregistrer une nuit ordinaire, pas une nuit parfaite.
- Prenez vos traitements habituels, sauf avis contraire du médecin. Pas d'alcool ce soir-là, sauf si c'est votre habitude et que le médecin vous demande de ne rien changer.
- Si vous vous levez, laissez les capteurs en place ; si la canule tombe, remettez-la.
- Notez l'heure du coucher, l'heure du lever et les réveils dont vous vous souvenez. Ils aident à lire le tracé.
Beaucoup de patients disent avoir moins bien dormi que d'habitude. C'est fréquent, et l'enregistrement reste presque toujours exploitable : quelques heures de sommeil suffisent pour compter les apnées.
La lecture du tracé
Le lendemain, vous rapportez le boîtier. Le logiciel propose un premier comptage ; il se trompe régulièrement, en comptant un mouvement pour une apnée ou en manquant une hypopnée. Le médecin relit donc l'enregistrement lui-même, période par période, comme le demandent les règles de bonne pratique de la Société française de recherche et médecine du sommeil. C'est ce qui fait la fiabilité du résultat.
Comprendre le résultat
- L'IAH, index d'apnées-hypopnées, est le nombre d'événements par heure. Moins de 5 : normal chez l'adulte. De 5 à 15 : apnée légère. De 15 à 30 : modérée. Plus de 30 : sévère.
- L'oxygène : combien de fois il baisse par heure, jusqu'où, et combien de temps vous passez sous 90 %.
- La position : chez certains, les apnées n'arrivent que sur le dos, ce qui change le traitement.
- Le type d'apnée : obstructive, centrale ou mixte.
Le chiffre seul ne décide pas. Un IAH à 18 chez une personne somnolente au volant ne se traite pas comme un IAH à 18 sans aucun symptôme. Le résultat se discute en consultation, avec vos symptômes et votre santé. Les traitements, selon la sévérité.
Quand l'examen ne suffit pas
La polygraphie peut sous-estimer les apnées, puisqu'elle ne sait pas quand vous dormez vraiment. Si elle est normale alors que les symptômes sont nets, si l'on soupçonne un autre trouble du sommeil, ou si l'enregistrement est de mauvaise qualité, le médecin demande une polysomnographie dans un centre du sommeil, ou refait l'examen. à confirmer : correspondants et délais à La Réunion.
Ce que fait le cabinet. Le Dr Kourech Ahmadalli reçoit à Sainte-Clotilde, pose l'indication et réalise la polygraphie ventilatoire à domicile. Il travaille avec des pneumologues, des ORL et des dentistes formés à l'orthèse pour la suite. Prendre rendez-vous.